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MÉTIERS D'ART
Cuir
 
 

Depuis le début des temps, l’humain a toujours eu recours aux peaux d’animaux pour se couvrir, construire son logis ainsi que pour créer divers objets utilitaires. Avec le temps, grâce à la tannerie, on a développé des moyens d’assouplir les peaux, et de les rendre plus durables et faciles à manier. Les Acadiens ont porté pendant très longtemps des souliers de peau semblables aux mocassins des Amérindiens. Les peaux provenaient de la chasse des animaux. Elles étaient préparées à la façon de l’époque et servaient à la confection de ces mocassins. C’était tout un art de faire le soulier à la mesure du pied, et en plus, de le rendre confortable. Plusieurs années plus tard est arrivé le cordonnier, se déplaçant de village en village pour fabriquer les souliers des gens. On lui procurait le bois pour la fabrication des différents moules pour les pieds des villageois, ainsi que le cuir qui servait aux chaussures. Les Acadiens utilisaient tous les cuirs possibles et inimaginables, provenant des animaux de la ferme, de la morue et même de la vache marine (sea cow).
L’art du cuir requiert patience, minutie et l’habileté indispensable pour parvenir à cette sensation unique : celle de la peau sur la peau ou encore, de la deuxième peau. Depuis les dernières années, la demande pour le travail du cuir, comme pour les chaussures, les sacs à main et divers objets, se retransforme. Les animaux en voie d’extinction, le prix élevé des cuirs fins et les modes passagères des produits synthétiques sont la cause de la perte d’intérêt pour le travail du cuir. La demande se manifeste pour le travail spécialisé, comme la fabrication de selles de chevaux ou d’articles de décor. Il va s’en dire qu’il y aura toujours de la place pour l’artisan du cuir, car malgré tous les matériaux d’aujourd’hui, rien ne remplace la finesse et la durabilité du cuir. Lorsque l’on dit « faire comme un gant », il va de soi qu’il s’agit bien entendu d’un gant de cuir.
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