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MÉTIERS D'ART
Panier tressé
 
 

Le tissage de paniers, comme la plupart des métiers d’art, existe depuis des millénaires. Les peuples autochtones de toutes les époques ont métamorphosé ces paniers selon leurs besoins. Les paniers ont été utilisés pour le transport, comme outils de pêche, comme plats, comme chapeaux et de bien d’autres façons. Chaque peuple avait un emploi particulier pour ces paniers. La fonction du contenant était déterminée par le matériel avec lequel il était façonné (comme l’écorce d’arbre ou les tiges de plantes), par la technique employée lors du tissage et par sa forme.
La fabrication des paniers était une affaire de famille. Les tâches étaient assignées aux enfants comme aux adultes, que ce soit sélectionner l'arbre approprié, le ramener à la maison, l'écorcer, l'écraser, le fendre, faire des lamelles, former le fond, tresser le panier ou fabriquer les poignées. C’est au cours du XVIIe siècle que les peuples autochtones ont commencé à fabriquer des paniers pour le marché européen. L’intérêt que les Européens ont manifesté envers le tissage des paniers permit, entre autre aux Mi'kmaqs, de développer un marché de paniers comme objets d'artisanat. Certains de ces paniers décorés de centaines de piquants de porcs-épics teints de couleurs vives formaient des mosaïques sur de l'écorce, tandis que d’autres paniers offraient un tissage et des couleurs diversifiés. Les colons acadiens utilisaient les paniers pour ramasser leurs récoltes, comme la pomme de terre. Cette fabrication pour les autochtones devint une industrie en elle-même.
Dans les provinces de l’Atlantique, comme partout ailleurs, l’intérêt pour cet art s’accroît sans cesse et les adeptes qui le pratiquent confirment que c’est une activité relaxante. Aujourd'hui, avec l’industrialisation de l’agriculture, la demande est moins forte pour les paniers destinés à la récolte, mais la demande pour des paniers en tant qu'œuvres artistiques et décoratives est bien là pour rester. La fabrication des paniers, tout au long de l'histoire, a changé. Que ce soit les matériaux, la décoration ou l’usage que l’on en fait, l’art de la vannerie ne cesse de fasciner.
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